Qui peut toucher l’ARE après une fin de contrat ?
Fin de CDD et contrats courts
La fin d’un CDD à son terme, ou la fin anticipée d’un CDD dans les cas prévus par le Code du travail, fait partie des situations de fin de contrat involontaire. Les contrats courts, comme les missions d’intérim ou les contrats successifs, peuvent aussi être pris en compte, sous réserve de remplir les conditions d’affiliation vérifiées par France Travail. Les conditions d’éligibilité se vérifient auprès de France Travail avant toute démarche.
Démission légitime
La démission ne donne pas accès à l’ARE dans le cas général. Elle peut ouvrir droit à l’allocation lorsque France Travail reconnaît le motif comme légitime, par exemple pour un motif médical ou un changement de situation personnelle. Le dossier doit alors être déposé avec les justificatifs demandés. Le motif est apprécié au cas par cas.
Situations exclues
| Situation de fin de contrat | Statut au regard de l’ARE |
|---|---|
| Fin de CDD à son terme | Ouvre droit, sous conditions d’affiliation |
| Démission reconnue légitime par France Travail | Ouvre droit, après reconnaissance du motif |
| Démission non reconnue comme légitime | Exclue en principe |
| Résidence à Mayotte | Allocation minimale différente (16,05 € par jour) ; règles à vérifier auprès de France Travail |
Mayotte
Le régime local de Mayotte se distingue du régime de droit commun. À Mayotte, l’allocation minimale est de 16,05 € par jour, contre 32,13 € par jour pour l’allocation minimale de l’ARE (Unédic, 30 juin 2026). Les personnes concernées doivent vérifier les règles locales auprès de France Travail à Mayotte, car elles ne s’alignent pas automatiquement sur celles de la métropole.

Conditions d’affiliation et inscription
Avant toute démarche, vérifiez que votre durée de travail atteint le minimum exigé. Ce minimum s’apprécie sur une période de référence, c’est-à-dire la fenêtre de temps qui précède la fin de votre contrat de travail. Les seuils et la durée exacte de cette période ne figurent pas dans les données de référence de cet article. Ils doivent être confirmés sur le site de France Travail, qui publie les règles applicables à la date de votre demande.
Procédez ensuite en quatre étapes :
- Rassemblez les dates de début et de fin de chaque contrat exercé sur la période de référence, y compris les contrats courts.
- Calculez le total d’heures ou de jours travaillés et comparez-le aux seuils publiés par France Travail.
- Effectuez votre inscription comme demandeur d’emploi auprès de France Travail, en respectant les délais indiqués sur le site.
- Déposez votre demande d’allocation dans les délais fixés, en joignant les pièces justificatives demandées.
Votre employeur doit remettre les documents qui attestent de votre emploi. Les principaux sont :
| Document | Émetteur | Rôle |
|---|---|---|
| Attestation employeur | Employeur | Déclare la période d’emploi et les rémunérations à prendre en compte |
| Certificat de travail | Employeur | Atteste de la fin du contrat de travail |
Comment est calculé le montant de l’allocation ?
Le montant de l’allocation de retour à l’emploi (ARE) se détermine à partir de votre salaire journalier de référence, puis d’une partie fixe ajoutée à la partie proportionnelle. Le calcul combine une partie fixe forfaitaire et une partie proportionnelle qui dépend de vos rémunérations antérieures.
| Élément | Ce qu’il représente | Fiche Unédic (2026-06-30) |
|---|---|---|
| Salaire journalier de référence (SJR) | Moyenne des rémunérations brutes perçues sur la période de référence précédant la fin du contrat | Non chiffré dans la fiche |
| Partie proportionnelle | Fraction du SJR, appliquée à chaque jour d’indemnisation | Non chiffrée dans la fiche |
| Partie fixe | Montant journalier forfaitaire, ajouté à la partie proportionnelle | 13,18 € par jour |
| Coefficient de dégressivité | Facteur qui réduit le montant au fil de l’indemnisation | Présent, sans valeur chiffrée dans la fiche |
Étape 1 : calculer le salaire journalier de référence. Il s’obtient en faisant la moyenne des rémunérations brutes soumises à cotisation sur la période de référence, puis en la divisant par le nombre de jours correspondants. Les éléments de rémunération retenus et la durée de cette période doivent être vérifiés dans les textes de l’Unédic avant tout calcul personnel.
Étape 2 : appliquer la partie proportionnelle. Elle correspond à une fraction du SJR. Cette fraction doit être lue dans la réglementation en vigueur.
Étape 3 : ajouter la partie fixe. La formule se lit ainsi : montant journalier brut = partie proportionnelle + 13,18 €. Cette partie fixe de 13,18 € par jour s’ajoute à la partie proportionnelle.
Étape 4 : tenir compte de la dégressivité. Selon la situation du demandeur, une dégressivité peut réduire le montant au cours de l’indemnisation. Selon la situation du demandeur et les règles de l’Unédic en vigueur, une dégressivité peut s’appliquer ; il convient de la vérifier auprès de France Travail.
Pour vérifier le résultat, comparez le montant journalier notifié par France Travail avec votre calcul.
Montants minimaux en 2026
Le 30 juin 2026, le conseil d’administration de l’Unédic n’a dégagé aucune majorité pour revaloriser les allocations chômage au 1er juillet 2026 : les montants restent donc inchangés, planchers compris (Unédic, 30 juin 2026).
Allocation minimale de l’ARE
- Allocation minimale journalière : 32,13 € par jour
- Équivalent mensuel : environ 963,90 € bruts sur 30 jours
Le montant mensuel n’est pas un chiffre publié tel quel. Il résulte du calcul 32,13 € × 30 jours, à partir du montant journalier.
Autres planchers maintenus
| Plancher | Montant brut par jour |
|---|---|
| Allocation minimale de l’ARE | 32,13 € |
| Allocation plancher ARE-F | 22,99 € |
| Plancher du coefficient de dégressivité | 92,57 € |
| Allocation minimale à Mayotte | 16,05 € |
Ces montants sont inchangés par rapport à la période précédente (Unédic, 30 juin 2026).
Vérifier le plancher applicable
Pour situer son allocation par rapport à ces seuils, il faut comparer le montant journalier calculé avec le plancher correspondant à sa situation, à la date de calcul. Le plancher de Mayotte concerne uniquement les allocataires résidant dans ce département.

Combien de temps dure l’indemnisation ?
La durée de l’allocation de retour à l’emploi (ARE) s’exprime en mois et dépend de deux paramètres : l’âge du demandeur à la fin de son contrat et sa durée d’affiliation, c’est-à-dire le temps travaillé et déclaré avant la perte d’emploi. Les seuils exacts par tranche d’âge et par durée d’affiliation ne figurent pas dans les données de référence de cet article : ils sont à confirmer auprès de France Travail ou de l’Unédic.
Pour estimer sa durée de droits :
- noter la date de fin de contrat et l’âge atteint à cette date ;
- rassembler les périodes d’emploi figurant sur les bulletins de paie et l’attestation employeur, en vérifiant qu’aucune période n’est omise ;
- saisir ces éléments dans un simulateur officiel de l’Unédic pour obtenir une estimation.
L’estimation reste indicative. Le montant et la durée définitifs sont ceux notifiés par l’organisme chargé de l’instruction du dossier.
Épuisement des droits : l’indemnisation s’arrête à la fin de la durée notifiée, même si la recherche d’emploi continue. Anticiper cette échéance permet de préparer la suite, en repérant les dispositifs auxquels le demandeur peut prétendre à ce moment-là.
Quand l’ARE est-elle versée ?
L’ARE ne part pas à la fin du contrat. Le premier versement dépend de l’ouverture des droits, puis de la déclaration de situation transmise à France Travail. Les dates exactes dépendent du dossier individuel et figurent dans la notification remise par France Travail.
Ouverture des droits et premier versement
Le point de départ de l’indemnisation est la date d’ouverture des droits indiquée dans la notification de France Travail. Un délai d’attente peut retarder le premier paiement selon la situation du demandeur à la rupture du contrat. Sa présence et sa durée se lisent dans la notification.
Déclaration de situation
Pour être payé, le demandeur déclare sa situation sur la période écoulée : jours travaillés et revenus perçus. Le montant du paiement se calcule à partir de cette déclaration. Une déclaration tardive ou omise retarde le versement de la période concernée. France Travail précise le rythme de déclaration applicable au dossier.
| Étape | Contenu | Effet sur le versement |
|---|---|---|
| Ouverture des droits | Notification de France Travail | Point de départ de l’indemnisation |
| Délai d’attente | Selon la situation du demandeur | Peut retarder le premier paiement |
| Déclaration de situation | Jours travaillés et revenus de la période | Base du calcul du paiement |
| Paiement | Versement sur le compte bancaire renseigné | Versement effectif |
Compte de versement
Le paiement est versé sur le compte renseigné dans l’espace personnel du demandeur. Un changement de banque doit être signalé avant la prochaine déclaration de situation, sans quoi le versement suit le compte enregistré.
Ce qui change pour la rupture conventionnelle
La circulaire n° 2026-06 du 1er septembre 2026 de l’Unédic prévoit des règles d’indemnisation spécifiques aux demandeurs d’emploi dont le contrat a pris fin par rupture conventionnelle. Elle s’applique à ce motif de fin de contrat, sans remplacer le régime général pour les autres motifs. Les règles détaillées doivent être lues dans le texte intégral de la circulaire.
Deux éléments sont expressément pris en compte par la circulaire :
| Élément | Ce que dit la circulaire (Unédic, 2026-09-01) | Ce qu’il faut vérifier |
|---|---|---|
| Suspension de la réforme des retraites | Prise en compte dans les règles d’indemnisation | Si votre situation relève de cette suspension |
| Congé supplémentaire de naissance | Prise en compte dans les règles d’indemnisation | Si une période de ce congé figure dans votre parcours |
Les montants applicables sont à vérifier dans le texte de la circulaire.
Méthode pour votre dossier :
- Notez la date de fin de contrat et le motif inscrit sur l’attestation employeur.
- Consultez le texte de la circulaire n° 2026-06 sur le site de l’Unédic et repérez le passage consacré à la rupture conventionnelle.
- Vérifiez si une période de congé supplémentaire de naissance ou une situation liée à la réforme des retraites figure dans votre parcours, puis signalez-la lors de la demande.
- Rapprochez ces éléments de vos bulletins de paie des derniers mois.
Questions fréquentes
Une démission peut-elle ouvrir droit à l’ARE ?
Oui, mais uniquement si France Travail reconnaît un motif légitime à la démission. Cette appréciation se fait au cas par cas, sur dossier accompagné des justificatifs demandés. Sans cette reconnaissance, la démission n’ouvre pas droit à l’allocation.
La rupture conventionnelle est-elle indemnisée comme les autres fins de contrat ?
Elle fait l’objet de règles spécifiques dans la circulaire Unédic n° 2026-06 du 1er septembre 2026. La fiche de référence ne détaille pas les montants applicables à ces situations : il faut les vérifier dans le texte de la circulaire.
Le montant minimal de l’ARE est-il le même à Mayotte ?
Non. Pour l’allocation minimale, le montant est de 16,05 € par jour à Mayotte, contre 32,13 € par jour pour l’allocation minimale de l’ARE (Unédic, 30 juin 2026). Les autres conditions applicables à Mayotte se vérifient auprès de France Travail.